Peer-learning

Pas de cours, pas de profs : à 42, ce sont les étudiant(e)s eux/elles‐mêmes qui sont en charge de leur réussite et de la réussite de leurs camarades, autour d’un cursus 100% pratique et projet. Pour progresser sur les projets qui leur sont proposés, ils/elles doivent compter sur la force du groupe, donner et recevoir des informations, être tour à tour formateur/formatrice et apprenant(e). Ce mode d’apprentissage peer‐to‐peer ressemble au fonctionnement de l’entreprise. Chacun(e) est le garant d’une partie de la réussite du projet mené à bien tous ensemble, c’est de l’intelligence collective.

PEER-LEARNING

Le travail collaboratif est la base du peer‐learning. Les confrontations sont nécessaires pour arriver à surmonter les difficultés des projets, qu’ils soient individuels comme collectifs. Les évidences de certains étudiant(e)s se confrontent aux doutes des autres. Est‐ce la meilleure façon de répondre à la problématique posée, peut‐on emprunter une autre voie, comment implémenter une solution de la façon la plus élégante ? Ces questions, les étudiant(e)s de 42 se les posent en permanence lorsqu’ils/elles travaillent en groupe. Elles leur permettent d’avancer et d’aiguiser leurs capacités, non pas en reproduisant ou apprenant par cœur le modèle d’un professeur référent, mais en cherchant, en expérimentant et en défendant leurs idées. En entrant à 42, il ne s’agit plus d’attendre que la connaissance soit dispensée par celui/celle qui sait. Il faut être prêt à aller la chercher par soi‐même, à aller vers ses camarades pour la comprendre avant de la mettre en place et d’expliquer son fonctionnement aux autres.

PEER-EVALUATION

L’apprentissage à 42 ne s’arrête pas une fois un projet rendu : il continue pendant son évaluation. Les étudiant(e)s notent entre eux leurs productions. Chaque projet rendu est évalué par plusieurs camarades. Aucune correction type n’est jamais donnée à 42, aucun modèle à devoir reproduire et apprendre par cœur. Pour noter un projet, les évaluateurs/trices se basent sur le sujet du projet et le barème associé, redoutable. Dans les cas les plus extrêmes, ils/elles demandent à arrêter la notation dès la première erreur d’inattention. Cependant, ils/elles permettent avant tout de repérer les erreurs et fonctionnalités absentes. Plutôt que de craindre une note sanction, le dialogue ouvert avec l’évaluateur/trice permet à l’étudiant(e) qui soutient de recevoir des conseils essentiels pour le/la faire avancer. Il faut également apprendre à défendre son point de vue et ses solutions mises en place. Les évaluateurs/trices doivent quant à eux/elles réagir impartialement et assimiler en peu de temps le projet qui leur est présenté. La note finale de l’étudiant(e) reflète la moyenne de toutes ses évaluations afin d’harmoniser le résultat. Les étudiant(e)s apprennent donc des erreurs et des réussites des autres.

PEER-PEDAGOGY

42 existe aujourd’hui grâce à une notion forte : la peer‐pedagogy. Le/la professeur(e) du système scolaire classique est remplacé(e) par une communauté étudiante au centre de son apprentissage. Il est donc naturel dans une structure comme la nôtre que les étudiant(e)s qui le désirent puissent soumettre des projets de leur invention à l’équipe pédagogique pour en faire bénéficier leurs camarades. La communauté a accès à un ensemble de projets qui évolue sans cesse. Le nombre et la diversité des profils ont toujours été une des forces de 42.